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Le résistant français d’origine catalane Léo Figuères, grande personnalité de la seconde Guerre mondiale et du Parti Communiste (PC), est décédé ce lundi à l’âge de 93 ans, à Prades, où il séjournait en vacances. Né en 1918 à Perpignan, installé à Prades avec sa famille, ce « camarade » fils de paysans avait adhéré aux Jeunesses Communistes à l’âge de 14 ans, avant d’en devenir le responsable départemental dans les Pyrénées-Orientales à l’âge de 18 ans, l’année de l’avènement du Front Populaire, en 1936. Présent dans les milieux communistes parisiens bien avant sa majorité, Léo Figuères avait fondé en 1937 l’Union de la Jeunesse Agricole de France, qu’il avait représentée en 1938 à New York, lors du Congrès Mondial de la Jeunesse pour la Paix. Engagé dans la résistance en Corse, il avait ensuite dirigé l’intégralité des Jeunesses Communistes clandestines du sud de la France. Son parti, dont il avait suivi les cours de l’Ecole de l’Internationale à Moscou, en avait fait un pur et dur, envoyé dans son territoire d’origine pour en défendre les couleurs. Il avait ainsi conduit la liste communistes lors des premières élections à la députation consécutives à la Libération, en 1945. Son offre, soutenue par l’hebdomadaire Le Travailleur Catalan, avait obtenu 40% des voix, devant le Parti Socialiste et le Parti Radical.

En 1946, afin de remplir ses fonctions dans l’appareil communiste français, dont il n’avait quitté le Comité central qu’en 1976, il avait confié la tête de liste communiste en Pays Catalan à André Tourné, autre figure d’une époque à forte incidence communiste. Léo Figuères, qui avait rencontré le fondateur de la République Démocratique du Vietnam, Hô Chi Minh, est davantage connu en France pour avoir été le maire de la ville de Malakoff, dans le département des Hauts-de-Seine, jusqu’en 1996. Après avoir embrassé une carrière en région parisienne, le défunt avait été élu conseiller général de la Seine puis des Hauts-de-Seine, de 1959 à 1994.

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