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Les élections municipales de ce dimanche 24 mai en Catalogne fragmentent les assemblées et confirment la fin du bipartisme. Elle comportent le phénomène «Ada Colau», première maire au féminin depuis les origines, avec laquelle Barcelone devient la plus grande ville d’extrême-gauche européenne. Mais en termes généraux, Convergence et Union (CiU) garde sa suprématie en nombre de voix. La formation souverainiste de centre-droit, qui tenait Barcelone depuis 2011, gagne 443 mairies sur 947 à la faveur de majorités directes ou relatives. Parti du président du gouvernement catalan, Artur Mas, elle obtient 21,49% contre 17,06% pour le Parti Socialiste de Catalogne, tandis que la Gauche Républicaine de Catalogne, indépendantiste, suit à 16,19%. Un glissement est observé entre le très droitier Partido Popular, qui dirige le gouvernement espagnol mais reste minoritaire en Catalogne. Parti du Premier ministre Mariano Rajoy, il limite son score à 7,54%, talonné par Ciutadanos, parti anti-corruption de centre-droit, qui obtient 7,43%. Les Candidatures d’Unité Populaire (CUP), formation antilibérale indépendantiste, reçoivent 7,12%.

L’échec à Barcelone masque les chiffres

Le président Mas prévoit de convoquer le 3 août les élections générales catalanes du 27 septembre. Ce scrutin centré sur la question de l’indépendance reçoit déjà le paramètre des municipales, lors desquelles l’indépendantisme affirmé a progressé de 4% par rapport à l’échéance précédente de 2011, en atteignant 45%, tout en détenant 67% des conseillers municipaux. La variable des électeurs partagés sur le sujet devrait déterminer les résultats. Artur Mas, leader du processus souverainiste identifié à l’international, sort renforcé du scrutin du 25 mai, en dépit de la perte de 16.000 voix à Barcelone depuis 2011, de l’échec du maire de CiU, Xavier Trias, et du succès des Indignés, associés au parti Podemos.

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