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Après son décrochage des murs du Couvent des minimes de Perpignan, une exposition est installée au musée Terrus d’Elne. Cette série d’images émouvantes est issue du festival perpignanais Visa pour l’Image, qui s’est achevé il y a un peu plus de deux mois. Signée Olivier Jobard, elle évoque la souffrance des migrants éthiopiens. L’auteur, photographe français, a découvert l’Ethiopie en 2019. “Tantôt asséchés, tantôt inondés, les sols fertiles sont disputés entre les différentes ethnies qui contestent les redistributions des régimes passés”, témoigne ce preneur d’images, auparavant passé par plusieurs pays en proie à des conflits, dont la Côte d’Ivoire, la Croatie, la Bosnie, la Tchétchénie et l’Afghanistan.

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Entre chocs climatiques, tensions socio-agricoles et violence de l’exil, cette exposition décrit le périple forcé des migrants éthiopiens vers l’Arabie Saoudite, où ils espèrent gagner leur vie. Ce parcours de 2000 km, avec désillusions et espoirs, comporte une traversée du Yémen en guerre.

« Éthiopie, Exils et Dérives », d’Olivier Jobard
Musée Terrus, Elne
3, rue porte Balaguer
Jusqu’au 12 décembre 2021

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