Langue

Selon le modèle développé sur l’île d’Ibiza, le système coopératif pourrait contribuer à améliorer le statut des prostituées de Catalogne du Sud, où un collectif de professionnelles du sexe a ébauche un projet innovant, le 19 février. Une coopérative au statut juridique identique aux autres, liées à l’économie traditionnelle, permettrait de mieux réguler le métier et d’éviter le proxénétisme. Depuis novembre 2013, à Ibiza, 11 prostituées exercent de leur propre chef, sous régime d’auto-entrepreneurs ouvrant droit à la Sécurité sociale. Pour cela, elles ont fondé une coopérative, après validation du Conseil de l’Economie et la Compétitivité du gouvernement autonome des îles baléares. Baptisée Sealeer, cette structure mentionne explicitement, dans son objet social, un statut de « professionnelles du sexe », classé dans la catégorie d’activités « autres services personnels » prévue par la nomenclature espagnole des métiers. A Barcelone, ce précédent inspire l’association de de défense des prostituées « Genera », dont la porte-parole, Clarisa Velocci, ne souhaite pas « copier » mais « adapter » l’expérience insulaire, dans une société réputée catholique, où le sexe tarifé est ostensiblement mois tabou qu’en territoire français.

Partager

Icona de pantalla completa