Langue

La fête de Noël n’aura pas été propice à un recul du coronavirus dans les murs du centre pénitentiaire de Perpignan. Bien au contraire, on y relevait 102 personnes porteuses du virus, d’après un comptage effectué ce vendredi 25 décembre. Le syndicat FO Justice, qui délivre cette information, précise que les profils concernés se composent de 91 détenus et de 11 fonctionnaires pénitentiaires. La proportion d’individus touchés par le variant Omicron est réelle, mais elle reste n’est pas révélée par la direction de l’établissement.

Lire aussi :
Le projet de prison de Rivesaltes est reporté au moins à 2026

Le centre pénitentiaire de Perpignan, où séjournent actuellement quelque 790 détenus (dont 76 sur des matelas au sol, en date de jeudi 23 décembre), abrite 220 fonctionnaires, surveillants, agents administratifs, personnels de cuisine, agents d’entretien. Au total, la proportion de porteurs du Covid y représente ainsi 9,9%. La diffusion de l’épidémie est d’autant plus préoccupante qu’elle concerne tous les secteurs de l’établissement, principalement la maison d’arrêt et le centre de détention. A titre de comparaison, toutes personnes confondues, la prison de Rennes comporte 13 cas identifiés sur un ensemble équivalent, selon le syndicat UFAP-UNSA-Justice. A Carcassonne, FO relève 21 cas sur environ 200 personnes, personnels et détenus mêlés. La difficulté principale concernant la maîtrise de ces clusters est que le variant Omicron se propage plus rapidement que le variant Delta, qui avait déjà été repéré dans les centres pénitentiaires, avait pu y être jugulé.

Une moyenne de 7,5% dans les prisons françaises

Selon une analyse effectuée par la Deutsche Welle, média international de la République fédérale d’Allemagne, le premier État européen concerné par la présence du Covid dans ses prisons est la Belgique, avec 12,4% de personnes contaminées depuis le début de la pandémie. Suivent l’Espagne (10,1), les Pays-Bas (8,3) la Grève (7,3), la France à 7,5. Les prisons deviennent facilement des foyers épidémiques, y compris dans les pays et régions où l’incidence est basse. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), une grand nombre de personnes incarcérées présentent plusieurs facteurs de comorbidité, notamment un historique de consommation de drogues de de tabac, ainsi que des pathologies comme le VIH. Ces caractéristiques « favorisent le développement de formes graves du Covid-19 ».


Partager

Icona de pantalla completa