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La mairie de Barcelone, dirigée depuis juin par la maire d’extrême gauche Ada Colau, souhaite réduire la gêne liée à la surpopulation touristique. Elle vise en particulier les bateaux de croisières, qui auront déversé, au 31 décembre, près de 2 millions de passagers dans la ville. La conseillère municipale Gala Pin, chargée du quartier de Ciutat Vella reliant le quartier gothique à la mer, a annoncé ses intentions vendredi 14 août. Elle négociera avec les opérateurs de croisières les circuits urbains empruntés par les croisiéristes. Selon elle, la foule chasse les habitants de la fameuse rambla, et autres lieux publics. Pire, les passagers débarquant des immenses navires, par vagues de plusieurs milliers, suscitent une «économie informelle», illustrée par la vente à la sauvette et la prostitution.

14% d’économie touristique à Barcelone

Depuis moins de cinq ans, Barcelone est la capitale européenne du tourisme de croisières et la deuxième ville du monde en la matière, après Miami. Avant l’été, le plus grand bateau du genre au monde, le Allure of the Seas, a fait escale dans la capitale catalane, avant l’arrivée de son jumeau, en 2016. L’affaire est juteuse, car les voyageurs des mers sont dépensiers à terre, mais la nouvelle mairie estime les nuisances supérieures à l’effort touristique à consentir. L’élue Gala Pin souhaite «limiter le nombre de bateaux de croisières», tandis qu’un futur plan stratégique municipal déterminera la «charge touristique» de Barcelone. Cette stratégie est possible car le tourisme ne représente que 14% de l’économie de la ville.

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