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La fête littéraire de Sant Jordi, qui se déroule dès ce 20 avril à Perpignan, occupe une seule intense journée en Catalogne du Sud, le 23 avril, lors de laquelle 6 millions de roses seront commercialisées. Mais cette année se profile un détail notable, car la ville de Santa Coloma de Gramenet, équivalant à la capitale du Roussillon en nombre d’habitants, invite le chinois et l’arabe dans la fête. Cette formule multiculturelle est justifiée par la présence, dans cette ville industrielle de la banlieue de Barcelone, de la bibliothèque de Can Peixauet, dont le fond de littérature chinois, riche de 4000 ouvrages, est le premier de Catalogne et d’Espagne.

Reconnaissance des langues de la rue

Cette transformation de la Sant Jordi se situe aux antipodes des Pyrénées-Orientales, où l’identitaire reste opposé à l’universel, la fête annuelle s’y étant même résumée aux livres en français consacrés au Pays Catalan. A l’inverse, à Barcelone abondent les sorties littéraires en catalan et en espagnol, projetant une vision territoriale ou sur le monde, sans rétrécissements. A Santa Coloma de Gramenet, l’apport du chinois et de l’arabe signifie l’entrée officielle, au sein d’une fête hautement catalane, de langues parlées dans la rue. Des récitals de poésie, des ateliers et des spectacles pour les enfants se dérouleront en catalan et dans les deux autres expressions.

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