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La Clau
Perpignan : le revenu des pauvres baisse de 33 %, celui des riches progresse de 5 %
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Le record national de chômage détenu par les Pyrénées-Orientales au premier trimestre 2013 est une contre-performance peu ébruitée, à laquelle s’ajoute un autre classement, dévoilé le 31 juillet. L’étude des chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), par l’intermédiaire de l’Institut Compas, classe Perpignan parmi les dernières villes moyennes françaises en matière de revenu par habitant. Depuis le début de la nouvelle crise, les populations pauvres de la capitale du Roussillon ont ainsi perdu 33,1 % de leurs revenus, mais les couches aisées ont profité d’une progression de 5,1 %. Selon la formule consacrée, les inégalités se creusent, car l’attractivité de Perpignan, consacrée par l’argument du soleil, concerne davantage des profils en difficulté que des entrepreneurs.

Neuilly, 3,3 fois plus riche que Perpignan

L’Institut Compas, qui développe un Observatoire des inégalités territoriales depuis 2009, révèle pour Perpignan un revenu médian annuel de 14.041 euros par habitant en 2011, contre 16.198 euros pour Montpellier, 16.789 euros pour Marseille et 19.379 euros pour Toulouse. Mais la pire situation de la région Languedoc-Roussillon se présente à Béziers, où le revenu moyen plafonne à 13.722 habitants. Le chef-lieu des Pyrénées-Orientales se place ainsi en 138e position sur 150 villes françaises en matière de pauvreté selon ce critère, qui exclut les impôts et les prestations sociales. A l’opposé, Neuilly-sur-Seine, en région parisienne, confirme un record national, avec un revenu moyen de 46.087 euros, mais la ville la plus pauvre de France est Roubaix, dans le Nord-Pas-de-Calais, où ce chiffre représente 9.641 euros par an.

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