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La forte crise endurée par secteur du Bâtiment des des Travaux Publics (BTP) des Pyrénées-Orientales, caractérisée par la perte sèche de 3200 emplois depuis 2008, justifie une riposte. A Perpignan, la Fédération du Bâtiment et des Travaux Publics (FBTP66) s’appuie sur la dure conjoncture actuelle pour lancer une campagne de communication dans la presse traditionnelle et sur les bus de la Compagnie de Transports Perpignan Méditerranée. Cette action, qui doit « sensibiliser les élus et le grand public sur les pertes d’emplois enregistrées », selon un communiqué, accompagne une pétition électronique lancée à l’échelle de la France entière, sur le thème d’une « concurrence déloyale », qui « fait rage dans notre département ».

La compétitivité française, au coeur du débat

La profession, qui détaillera sa stratégie ce 15 novembre, dénonce le fréquent recours, en France, à des entreprises de travail temporaire ou venues du sud et de l’est de l’Europe. Cette réalité européenne confronte les modèles nationaux en occasionnant des interprétations différentes du code et de la durée du travail, qui restent à harmoniser. Ce sujet épineux, mainte fois abordé en Pays Catalan, est intimement lié à la compétitivité française, qui subit un choc frontal avec le BTP de l’autre côté des frontières, notamment la Catalogne du Sud. Dans les Pyrénées-Orientales, le BTP est soumis à une double-peine, car il souffre de cette concurrence mais ne s’exporte pas, contrairement au secteur homologue des provinces de Girona et Barcelone, présent en Roussillon, parmi d’autres marchés, dans le cadre d’une enviable expansion, qui concerne le continent africain et l’Amérique du Sud.

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