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Discrètement publiée le 15 février par le Pôle emploi Languedoc-Roussillon, une étude sur l’emploi intérimaire éclaire les réalités du marché du travail, notamment en Pays Catalan. Parallèlement à un taux de chômage évalué à 14,8 % au troisième trimestre 2012, le territoire comptait 2320 missions en intérim fin novembre 2012, contre 2600 fin novembre 2011, selon cette série statistique issue des chiffres fournis par les agences de Travail Temporaire de type Adecco ou Manpower. Signe de précarisation du travail ou de capacité à rebondir professionnellement, l’intérim est ainsi en baisse générale, après la perte de 350 effectifs en 12 mois, mais a gagné 2,4 % en un seul mois. Des fluctuations se nichent aussi par catégories, car une hausse de ces activités s’est manifestée sur une période d’un an dans le secteur de l’agriculture, parallèlement à un repli dans les secteurs du commerce, du Bâtiment et des Travaux Publics, des services et de l’industrie.

Moins d’intérimaire, plus d’emplois consolidés ?

Pour l’ensemble de la région Languedoc-Roussillon, l’étude précise que « les ouvriers qualifiés se positionnent comme principale composante de l’intérim » et situe les ouvriers non qualifiés en « seconde position avec 40 % », dans une considération à moduler pour les Pyrénées-Orientales, en raison de contrastes avec le département de l’Hérault, principal générateur d’intérim. La baisse du travail temporaire dans les Pyrénées-Orientales, « la plus significative de la région », correspond à une évolution des intéressés vers des emplois plus pérennes, ou un basculement vers l’inactivité, dans une proportion non communiquée par les services de l’Etat.

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