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Pour la première fois de manière aussi incisive, les non-voyants du Pays Catalan prennent part au débat sur le partage de l’espace urbain, entre les véhicules motorisés, les véhicules non motorisés et les piétons, largement ouvert par l’association perpignanaise « Vélo en Têt », qui défend la bicyclette contre les voitures. Ce week-end, par communiqué, l’Union Catalane des Aveugles, qui compte une centaine d’adhérents, a interpellé la mairie de Perpignan et l’Agglomération Perpignan-Méditerranée sur sa problématique. Les citoyens privés de vue ou mal-voyants jugent notamment « encombrés par le mobilier urbain » les « trottoirs exigus » de Perpignan, régulièrement occupés par des véhicules en « stationnement illégal ». Le plaidoyer des aveugles de la ville évoque même un danger, lorsque ceux-ci sont obligés de « descendre sur la chaussée » pour éviter les obstacles cités. A l’instar des militants du vélo, l’Union Catalane des Aveugles demande la création de « parcours sécurisés » et « continus », c’est-à-dire sans ruptures comme celles qui affectent certaines pistes cyclables urbaines, et la construction de trottoirs d’accès aux zones commerciales comme le Mas Balande, au sud-est de Perpignan, autour du multiplexe de cinémas Méga Castillet. Actuellement, le département des Pyrénées-Orientales compte entre 700 et 800 aveugles el mal-voyants.

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