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Les turpitudes du processus vers une éventuelle l’indépendance catalane, face au refus de l’Etat espagnol d’un référendum espéré le 9 novembre prochain par le gouvernement catalan, excèdent l’Assemblée Nationale Catalane (ANC). Cette organisation fondée en 2011, étrangère aux partis politiques, revendique 51.000 membres et se promet d’agir sans discontinuer jusqu’à l’obtention d’un Etat catalan. Sa présidente, Carme Forcadell, titulaire du prix Joan Blanca 2014 de la Ville de Perpignan, a averti ce dimanche 20 avril le président du gouvernement catalan, Artur Mas : elle lui rendra la vie impossible s’il repousse l’échéance de l’automne. Cette solution n’est prévue « d’aucune manière que ce soit » par Mme Forcadell, personnalité nouvelle du débat public catalan et espagnol.

Pour l’ANC, Artur Mas est trop mou

Le scénario en vue au sud du massif des Albères contient la pression de la rue, car la consultation démocratique de novembre correspond à « ce que souhaite 80 % de la population catalane », assure la meneuse de jeu, qui prône une déclaration unilatérale d’indépendance. Cette formule consécutive d’élections anticipées, confirmant l’actuelle majorité indépendantiste du Parlement de Catalogne, était déjà énoncée en juin 2013 par Artur Mas. En l’absence évidente de mécanismes standard pour l’acquisition d’une souveraineté perdue il y a 300 ans, le président du parti centriste Convergence Démocratique de Catalogne (CDC), insinue désormais une demande de réforme de la Constitution espagnole, que l’ANC juge timorée face à son objectif final.

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