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L’augmentation subite de la population permanente du Pays Catalan à l’orée des années 2000, qui engorge à l’année les entrées de Perpignan, s’illustre aussi par un modèle d’habitat en pleine vogue malgré les caprices climatiques : la résidence inondable, issue d’une pression foncière accrue en Roussillon, secteur d’accueil de la plupart des arrivants. Le préfet des Pyrénées-Orientales, M. Hugues Bousiges, évalue à 140.000 les habitants de zones inondables, soit 35 % du total départemental. Dans un document établi en octobre 2007 à l’occasion du Congrès des maires, le représentant de l’état enfonce le clou en signalant que 50.000 touristes sont également concernés, car établis l’été dans des campings tout aussi inondables. Globalement, la population du département des Pyrénées-Orientales a doublé depuis l’après-guerre, les 230.000 habitants du recensement de 1954 étant la moitié exacte des 460.000 envisagés en 2010, bien moins encore que les 556.000 prévus en 2030 d’après une projection INSEE 2007. A l’année, le risque d’inondations est cristallisé par la commune de Saleilles, contiguë à Perpignan, dont les derniers étangs, comblés en 1977 et bâtis depuis, sont autant de réceptacles naturels des surplus d’eau de pluie.