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Une enquête gênante pour Jean Castex a été stoppée trois jours après sa nomination comme Premier ministre, intervenue le 3 juillet. Selon le site d’investigation Mediapart, le chef du gouvernement a fait l’objet, depuis 2019, d’une enquête sur la gestion des déchets dans la communauté des communes Conflent-Canigó, qu’il présidait. Sont mises en question les conditions d’exploitation de bennes à ordures par deux familles de ferrailleurs de Prades, dans plusieurs déchetteries de ce territoire. Les enquêteurs ont notamment mis en avant « plusieurs infractions au code de l’environnement », une « pollution » et une infraction au « Code du travail » pour « travail illégal ». Cette tâche aurait été effectuée « dans des conditions opaques ».

L’indépendance de la justice en question

L’interruption de l’enquête a permis que l’audition de Jean Maury, maire de Ria-Sirach en charge des déchets, soit annulée alors qu’elle était prévue durant l’été. L’arrêt de cette enquête sur une affaire qui reste minime, voire dérisoire, interroge sur la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice française. Il ne ressemble à une coïncidence, la poursuite aurait occasionné une entrave à la popularité du chef du gouvernement, dès les premières heures de son exercice. Dans le cadre de cette procédure, une première audition a eu lieu en juin mais le secrétariat du Premier ministre indique que “Jean Castex atteste n’est jamais intervenu dans cette enquête”.

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