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La Clau
Selon le député Calvet, l’Etat néglige la ligne TGV Perpignan-Montpellier
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Dans un entretien accordé cette semaine, à Paris, à l’Agence Catalane d’Informations, le député UMP François Calvet, défend le dossier du TGV Perpignan-Montpellier, face aux projet Tours-Bordeaux. Jugeant « Attendre encore 10 ans pour obtenir le dernier tronçon TGV Barcelone-Paris », le maire du Soler entend convaincre le gouvernement de l’intérêt de la construction du tronçon entre le Pays Catalan et le Languedoc, qu’il nomme le dernier « trou » du parcours depuis Barcelone. L’élu marque sa préférence pour ce dossier, en dépit de la primeur donnée par l’Etat à la ligne Paris-Tours-Bordeaux, dont le projet de contrat de concession du tronçon Tours-Bordeaux, validé en octobre par Réseau Ferré de France, doit être approuvé par le Conseil d’Etat. Face à ce projet à 3,4 milliards d’euros, M. Calvet juge que les 150 km séparant Perpignan de Montpellier ne peuvent « rester en dehors » des projets de l’Etat, à l’approche de l’ouverture, en 2012, de la ligne Perpignan-Barcelone. L’élu, qui fait remonter à 1985 ses premières revendications pour le tronçon Perpignan-Figueres, regrette un « manque de coordination » entre les Etats français et espagnol dans la réalisation d’une Ligne à Grande Vitesse internationale non-interrompue. Pour accorder sa rancœur à son action, il prévoit de rencontrer prochainement le premier ministre, François Fillon, et obtenir de l’Etat un engagement fort en faveur du tronçon Perpignan-Montpellier, hypothétiquement prévu pour 2020. Enfin, le maire du Soler imagine les effets pratiques du TGV vers le Sud, qui devrait ouvrir de « nombreuses expectatives pour les enfants », créer des synergies entre les deux versants des Pyrénées dans le cadre de l’Euro-Région, notamment dans le partage de « nombreux services publics ».

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