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Perpignan. Le Conseil départemental prive de RSA ses employés antivax
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Le Conseil départemental des Pyrénées-Orientales fait partie d’un groupe de 15 autres exécutifs socialistes qui refusent de verser le Revenu de solidarité Active (RSA) aux salariés suspendus pour défaut de vaccination. Cette mesure de réprimande, assumée par l’exécutif à majorité socialiste et communiste, est la conséquence de la suspension des contrats de travail de ces antivax, intervenue depuis le 15 septembre.

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A Perpignan, la présidente Hermeline Malherbe est cosignataire d’un courrier, révélé ce dimanche, adressé au Premier ministre, Jean Castex, signalant que sa collectivité privera de RSA les salariés mis à l’écart. Ce dispositif compensatoire est pourtant prévu par le gouvernement, qui souhaite éviter de se montrer punitif envers ces salariés. Les présidents y voient un détournement de fonction, car le RSA est un « dispositif d’insertion sociale et professionnelle » et qu’il ne peut « remplacer une allocation nationale versée à la suite d’un arrêt d’activité pour motif d’absence de passe sanitaire ». Ils reprochent à l’État de décider à leur place, dans un manque de concertation, et suggèrent que le soutien aux intéressés soit plutôt financé « via les cotisations sociales ou bien la solidarité nationale ».

Outre les Pyrénées-Orientales, les Départements de l’Ariège, de l’Aude, des Landes, du Gers, du Tarn, de la Lozère, de Loire-Atlantique, de Gironde, de Seine-Saint-Denis, de la Nièvre, de Haute-Vienne, du Lot-et-Garonne, de la Haute-Garonne et des Côtes Armor sont signataires du document.

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