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Le groupe Front National élu à la Ville de Perpignan, et plus généralement la fédération du parti de Marine Le Pen dans les Pyrénées-Orientales, connaissent une défection importante. En effet, la conseillère municipale Clotilde Font, entrepreneur dans l’immobilier, a choisi de quitter le groupe dirigé par Louis Aliot, vice-président du parti. Promue présidente du Rassemblement Bleu Marine des Pyrénées-Orientales en 2014, l’ancienne candidate aux élections départementales dans le quartier du Moulin à vent de Perpignan a officialisé son retrait, ce lundi 1er février. Symbole d’une extrême droite normalisée, connue et reconnue, elle estime «je ne peux plus remplir mon mandat d’élue tel que je le concevais», mais elle ne «démissionne pas du conseil municipal et du conseil communautaire». En guise de réponse, Louis Aliot critique le choix de son ancienne numéro 2 à l’Hôtel de Ville «gardant son mandat au mépris du choix des électeurs qui se sont portés sur une étiquette et sur une tête de liste».

D’autres départs en 2014 et 2015

Parmi ses figures incarnant une forme de normalisation citoyenne, le Front National a perdu plusieurs élus en 2014 et 2015, dont le conseiller municipal de Canet-en-Roussillon et avocat Jean-Pierre Cevaer-Visonneau. Le couple d’agriculteurs François et Marie-Hélène Pelras, celle-ci tête de liste aux municipales du Soler en 2014, ont tourné le dos au parti en raison de dissensions sur les méthodes de management de Louis Aliot. Début janvier, celui-ci a pris momentanément la tête de la fédération FN 66, en vue d’une réorganisation stratégique, après avoir annoncé la dissolution de l’ensemble des Rassemblements bleu marine.

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