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Le député Romain Grau a été fortement agressé verbalement, puis physiquement, par un groupe de militants anti-pass vaccinal, ce samedi 22 janvier, alors qu’il travaillait dans sa permanence, rue du marché de gros, dans le secteur Clemenceau de Perpignan. Cet incident d’une rare violence générale s’est produite lors de la manifestation du jour, qui parcourait les boulevards du centre-ville. Elu de la République en Marche, Romain Grau témoigne : « Un de mes voisins s’est interposé et s’est fait gifler. Moi j’ai reçu un coup de poing sur le menton« . Celui-ci évalue à plus de 250 le nombre de manifestants amassés devant sa permanence, ostensiblement identifiée comme relais des politiques du gouvernement et comme une cible à portée de main.

Un manifestant crie « À mort »

Au moment des faits, Romain Grau était en discussion avec Guillem Gervilla, conseiller parlementaire du ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti. Ce catalan d’origine participe désormais aux travaux du député, notamment en circonscription. « D’un seul coup on a entendu une horde de personnes se diriger vers la permanence puis taper sur les vitres », explique le député, qui est sorti avec son partenaire de travail pour entamer le dialogue avec ses interlocuteurs imposés. « Nous avons été pris à partie très violemment. Ils voulaient clairement nous faire craquer avec des insultes assez lourdes« . Un homme crie très distinctement « à mort » sur une courte séquence vidéo captée par G. Gervilla et diffusée sur le réseau Twitter lorsque le calme est revenu. Un autre interpelle l’élu à plusieurs reprises, avec tutoiement de rigueur : « Tu l’as voté, le pass, tu l’as voté, le pass, tu l’as voté, le pass ! », puis « Il l’a voté, enculé !« . Un autre, sur un ton proprement inquiétant, lui tend le micro d’un mégaphone est lui ordonne sévèrement « Parle aux gens, parle aux gens ! ».

Dans un message diffusé ce même samedi, le préfet des Pyrénées-Orientales, Etienne Stoskopf, condamne des « actes inacceptables en démocratie« et promet que « tout sera engagé pour identifier leurs auteurs ». De son côté, le ministre de l’Éducation nationale, le controversé Jean-Michel Blanquer, a indiqué « une fois de plus, une fois de trop, un élu de la Nation a été agressé en marge d’une manifestation. (…). Ces comportements sont inacceptables et appellent à l’unité ».

Les Gilets jaunes avait attaqué la même permanence en 2019

Précédemment, le 27 juillet 2019, c’est en pleine crise des gilets jaunes que la même permanence parlementaire avait été vandalisée. A l’identique de ce samedi 22 janvier, une partie des manifestants du jours s’était détachée du cortège principal pour s’en prendre aux locaux utilisés par le parlementaire. Les manifestants avaient provoqué un début d’incendie dans le bureau principal de la permanence.

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