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Aux dernières municipales, les candidats soutenus par le Rassemblement national (RN) à Perpignan, Béziers, Fréjus ou Moissac, ont remporté la victoire. Mais la présidente du RN, Marine Le Pen, n’entend pas organiser l’Université d’été de son parti dans la capitale du Roussillon. Elle lui préfère la ville varoise, où cette rentrée politique se déroulera les 5 et 6 septembre. Louis Aliot a pourtant été élu à Perpignan sur une union des droites et son appartenance est notoire. Un anonyme élu du RN témoigne dans le journal le Parisien de ce 20 juillet sur l’entorse faite à l’habitude du Front National : « Traditionnellement, on monte la rentrée sur les terres de conquête. A Fréjus en 2014, lorsque David Rachline a gagné la ville. En 1995, c’était à Toulon ». Plusieurs cadres du parti s’étonnent, au sujet de l’évitement de Perpignan : « C’est quand même la seule ville de plus de 100 000 habitants que nous avons gagnée depuis longtemps ».

Des idées porteuses avec une étiquette gênante

La distance entretenue entre Louis Aliot et le RN illustre la stratégie du maire, suffisamment proche de son parti pour accéder aux médias parisiens, suffisamment distant pour ne pas subir une image d’épouvantail auprès des électeurs perpignanais qui ne l’ont pas choisi, mais aussi des institutions territoriales, notamment la Métropole Perpignan Méditerranée, qu’il n’a pas gagnée, le Conseil départemental des Pyrénées-Orientales, la région “Occitanie”. Ce positionnement questionne l’intérieur du RN, dont le bureau national constate que les candidatures sans estampille réussissent mieux, sur l’exemple de Béziers. La distance reste importante aussi à l’inverse, car Marine Le Pen, ancienne compagne de Louis Aliot, n’est pas venue à Perpignan pendant la campagne et n’a pas prévu d’y effectuer une visite. Elle s’est également économisé un passage par Pia, où l’ex-FN Jérôme Palmade a gagné la mairie, mais elle était venue le soutenir lors des municipales partielles de 2015.

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