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La session sénatoriale de mardi 28 octobre a été l’occasion d’un hommage à Christian Bourquin, président de la région Languedoc-Roussillon, décédé le 25 août. Dans son éloge funèbre, le président Gérard Larcher a évoqué un « élu local passionné », un « homme chaleureux » et « de convictions ». Il a décrit une « personnalité attachante, une figure locale hors du commun et un collègue chaleureux ». La condescendance parisienne et les banalités d’usage ont été entrecoupées de notes biographiques ostensiblement puisées sur Wikipédia. Le sénateur des Yvelines a rappelé que Christian Bourquin avait su « occuper successivement presque tous les mandats, municipaux, départementaux, régionaux et nationaux ».

L’aveu d’une addiction politique

L’intervention de Gérard Larchers, au bord de l’hagiographie, a comporté une citation de Christian Bourquin : « c’est dans le contact avec les gens que je me régale et que j’apprends (…) être élu, être au service du peuple, c’est ma seule activité. Je donne ma vie à la politique, j’y passe quinze heures par jour et je m’y sens à l’aise ». Cet aveu d’attachement intégral aux fonctions assumées comporte sa part sombre, car il induit l’organisation des mandats comme autant de fonctions professionnelles. A la suite, le Premier ministre, Manuel Valls, a évoqué un « tempérament du rugbyman (…) énergique, parfois emporté, mais toujours respectueux de l’autre ». La Haute assemblée s’est levée à l’issue de ces interventions.

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