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La Clau
Girona, Figueres, Roses, La Jonquera et Portbou: les enjeux des municipales de mai
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C’est le 22 mai prochain que se dérouleront les élections municipales dans l’ensemble de la Catalogne du sud, scrutin de grande importance, compte tenu du statut institutionnel majeur octroyé aux conseils municipaux dans le territoire. Six mois après le triomphe de la coalition Convergence et Union (CiU) aux élections législatives catalanes souffle un vent nouveau, pour la première fois depuis la « transition démocratique » de la séquence 1976-1980, consécutive au régime de Franco. La mairie de Barcelone pourrait en effet tomber entre les mains de CiU, après un règne sans partage du Parti Socialiste de Catalogne (PSC), désormais englué dans des querelles internes. Dans la province de Girona, c’est un autre bastion socialiste, la mairie de Girona, qui pourrait bien être conquise par CiU, après 31 ans de socialisme. La candidature de Carles Puigdemont, figure jeune et de changement, semble répondre aux aspirations de la ville, par une efficace campagne de terrain. De son côté, le PSC a désigné sa meilleure candidate, Pia Bosch, proche de l’ancien maire et actuel chef des socialistes au parlement de Catalogne, Joaquim Nadal. Mme Bosch remplace l’actuelle mairesse Anna Pagans, à la peine, dans une transmission qui pourrait ne pas suffire face au leadership de Puigdemont.

De son côté, Iolanda Pineda, jeune mairesse socialiste de la ville de Salt, devrait pouvoir continuer sa tâche, entreprise en 2007. Seule ombre au tableau, les émeutes à répétition de sa commune, limitrophe de Girona, qui cumule les handicaps socio-économiques et peine à intégrer une population à 40% immigrée. A Figueres, le renouveau et la forte progression de la ville, reconnue comme un modèle notamment en matière d’environnement, devraient garantir la continuité du jeune centriste de CiU, Santi Vila. Sa prochaine feuille de route, basée sur l’économie et l’emploi, avec un positionnement sur l’axe València-Montpellier, la sécurité, la politique d’infrastructures, et le défi de ville verte, ajoutés à son bilan, devraient influencer jusqu’à Girona, pour démontrer les capacités de CiU à dans la gestion municipale des défis à venir.

La mairesse socialiste de Roses, Magda Casamitjana, à la tête d’une coalition hétéroclite contenant le parti droitier espagnol Partido Popular, devrait avoir du mal à résister à la vague et aux attaques de CiU, déjà majoritaire en siège en 2007. La stratégie de conquête sur les communes de plus de 5000 habitants de la coalition centriste pourrait bien emporter la ville côtière. De leur côté, Jordi Cabezas, le maire CiU de la Jonquera, se retire et bombarde en tête de liste de CiU sa première adjointe Sònia Martínez, opposée à Sergi Aznar, du PSC, mais membre de la majorité municipale, et à Jaume Domènec, de la Gauche Républicaine de Catalogne. La transition en douceur à La Jonquera semble déjà assurée, tout comme à Portbou, ou le socialiste Antoni Vega, au bilan satisfaisant, devrait assurer facilement sa réélection.

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