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La partie s’annonce compliquée suite aux élections de Catalogne, qui se déroulaient dimanche 27 septembre. La somme des députés indépendantistes représente 72 sièges, 62 pour la liste unitaire «Junts Pel Sí», intégrée par le président sortant Artur Mas, ajoutés aux 10 sièges de la formation d’extrême gauche Candidatures d’Unité Populaire (CUP). Or, ce lundi 28 septembre, le futur député Antonio Baños, représentant cette offre radicale, a signifié que lui et les siens n’investiraient pas M. Mas. Ce dernier, leader le plus visible du mouvement souverainiste développé depuis 2012, est soutenu par la Gauche Républicaine de Catalogne (ERC), qui invite à une gouvernance partagée avec la CUP. Ce schéma serait cohérent s’il s’agissait de suivre la feuille de route pour l’indépendance, mais les divergences sont notoires entre le «Syriza» catalan et Artur Mas, rattaché au centre et au centre-droit libéraux. Son propre parti, Convergence Démocratique de Catalogne (CDC) demande «générosité» et «responsabilité» à la CUP.

La disparition du la voix d’Artur Mas, dans un champ politique et médiatique où il représente un symbole identifié à l’international, serait un handicap pour le processus en cours. CDC est en effet la première force indépendantiste de Catalogne et «Junts pel Sí» s’est engagée, lors de la campagne électorale, à présenter M. Mas à sa propre succession, afin d’enfoncer le clou stratégie vers la création d’un Etat.

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