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Après le passage de la caravane des élections primaires socialistes, il y a un mois à Perpignan, cette même échéance entraîne deux visites dans les Pyrénées-Orientales. Ce vendredi, le candidat Arnaud Montebourg passera par le festival international de photo-journalisme Visa pour l’Image de Perpignan. Cependant, le partisan d’une « Nouvelle France » et d’une « Démondialisation » ne compte pas, tout comme Manuel Valls, de soutien décisif en Roussillon et tout autour. Pour sa part, Ségolène Royal est attendue mardi 6 septembre par ses amis de la fédération « Désirs d’Avenir 66 ». Préalablement présente à Narbonne, l’opposante à Nicolas Sarkozy au second tour de l’élection présidentielle de 2007, qui n’est jamais venue officiellement en Pays Catalan, devrait y rencontrer ses fervents supporters, qui restent en périphérie du pouvoir de décision territorial du parti de Martine Aubry.

A Perpignan, et à Montpellier, l’assentiment socialiste envers les tendances parisiennes emprunte des méandres. Il y a quatre ans, Georges Frêche exprimait un soutien franc à Mme Royal, tandis que la fédération catalane du Parti Socialiste, menée par l’actuel président régional, Christian Bourquin, se dintinguait un an plus tard. Elle votait pour Martine Aubry, en préambule du congrès de refondation du parti, tandis que le Languedoc choisissait majoritairement Mme Royal. Plus récemment, en juillet dernier, M. Bourquin a officialisé son soutien à François Hollande, dans ce qui a constitué une consigne de vote adressée aux quelque 15.000 adhérents du PS du Languedoc-Roussillon. Par ailleurs, dans une stratégie progressive, la mouvance des 58 élus exclus du PS pour cause de fidélité à M. Frêche prépare un outil électoral. Une association baptisée « Sud de gauche » verra le jour ce mois-ci pour soutenir Christian Bourquin et labelliser des candidats lors des élections législatives de 2012.

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