POLITIQUE

Christian Bourquin soutient François Hollande

Prise de position préalable à la primaire du Parti Socialiste

Christian Bourquin, président de la Région Languedoc-Roussillon , 27 juin 2011 © Région Languedoc-Roussillon
Christian Bourquin, président de la Région Languedoc-Roussillon , 27 juin 2011 © Région Languedoc-Roussillon
Le Président de la Région Languedoc-Roussillon, Christian Bourquin, a la dent dure contre la secrétaire générale du Parti Socialiste, Martine Aubry, qui l'en a exclu il y a près d'un an et demi. Il s'engage auprès de François Hollande, donné gagnant à la primaire de son parti de coeur.
Le président de la Région Languedoc-Roussillon, Christian Bourquin, est exclu du Parti Socialiste depuis février 2010 en raison d'une fidélité aiguë à Georges Frêche. Ce dernier avait été lui-même répudié par la Commission nationale des conflits du parti, sur ordre de sa secrétaire générale, Martine Aubry, en janvier 2007. Celle-ci avait réagi face à une déclaration du défunt maître du Languedoc, qui s'était exprimé, en novembre 2006, sur l'équipe de France de football. Ses mots avaient été "il y a neuf blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les blancs sont nuls. J'ai honte pour ce pays". Preuve d'une mémoire fidèle, Christian Bourquin a donc pris position, à l'occasion de la pré-campagne organisée en vue de l'élection primaire socialiste, organisée les 9 et 16 octobre prochain. En déplacement à Clermont-l'Hérault, mercredi dernier, l'homme fort du PS, bien qu'agissant de l'extérieur, s'est clairement prononcé pour François Hollande.

Loin est le temps où le président du Conseil Général, à Perpignan, invitait sa fédération à se prononcer en masse, dans un succès certain, pour la candidature de Martine Aubry, dans sa conquête du sommet du parti. Au contraire, il a affirmé en meeting "François Hollande m'a dit ce soir qu'il était prêt à construire avec moi, avec vous, avec tous ceux qui le voudraient, un chemin dans lequel le Languedoc-Roussillon n'aurait rien à regretter, au contraire". M. Bourquin a souhaité jeter un total discrédit sur Mme Aubry, en lançant "comment voulez-vous avoir la capacité de diriger la France, alors que vous vous embourbez dans un petit, petit, petit, problème", en référence à la réintégration des exclus, dont il est le chef de file. Comme il se doit, cette opération fait partie du pacte passé entre MM. Bourquin et Hollande, ce dernier étant donné gagnant lors de la primaire, face à Mme Aubry.