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Après le temps fort de la consultation sur l’indépendance de la Catalogne, organisée le 9 novembre contre l’avis du gouvernement espagnol, la stratégie gouvernementale catalane est silencieuse. Le président catalan, Artur Mas, est poussé par l’Assemblée Nationale Catalane, structure citoyenne qui revendique les manifestations massives des 11 septembre 2013 et 2014 à Barcelone. Mais la Gauche Républicaine de Catalogne (ERC), soutien de M. Mas au Parlement de Catalogne, est tout aussi pressante. Mardi 16 décembre, Artur Mas a signalé qu’il livrerait sa position, après Noël, au sujet d’élections plébiscitaires sur l’indépendance. Auparavant, un accord aux forceps sera scellé avec ERC, qui diverge sur le mode de candidature. Le premier revendique deux listes séparées, le second une liste unique, mais chaque partie souhaite y prôner l’indépendance en premier lieu.

Un Etat catalan en 2017

Lors d’un discours solennel, le 25 novembre face à un parterre de décideurs, Artur Mas a dévoilé une feuille de route de 18 mois débutant par des élections tenant lieu de référendum. Une liste unique composée d’acteurs économiques, sociaux et politiques, arrivant première à la proportionnelle, désignerait un gouvernement chargé d’organiser une période transitoire. Celui-ci mettrait en place une architecture de nouvel Etat, en dialogue avec l’Etat Espagnol, l’Union Européenne et l’ONU.