POLITIQUE

Romain Grau se “pliera à la procédure” pour les régionales de 2021

Le député des Pyrénées-Orientales est pressenti par la direction de LREM

Romain Grau se “pliera à la procédure” pour les régionales de 2021
Romain Grau se “pliera à la procédure” pour les régionales de 2021

Le député Romain Grau, informellement pré-sélectionné pour représenter la République en Marche aux régionales de 2021 en “Occitanie”, se “pliera à la procédure” du parti présidentiel.

Le député des Pyrénées-Orientales Romain Grau est pressenti par les instances nationales de la République en Marche (LREM) pour être tête de liste de la formation présidentielle aux élections régionales de 2021, dans la région “Occitanie”. Il figure sur l’ultra short list informelle aux côtés de Jean-François Portarrieu, autre député, élu dans la Haute-Garonne. ”Je verrai en temps voulu”, nous assure le parlementaire catalan, qui n’est pas candidat à la candidature, n’est pas indifférent à la question mais préfère évoquer les résultats de la présidente sortante, Carole Delga : “je veux voir son bilan en matière d’économie et d’emploi”, spécifie le député, qui a été sondé fin septembre par l’Elysée afin de donner des indications de terrain.


Un lobby existe pour viser la région

En vue d’une conquête de l“Occitanie”, en janvier 2019, les 30 députés LREM des 13 départements de la région, emmenés par Romain Grau, ont fondé “Occitanie Avenir", un groupe d’influence visant la région dans son entier. "Notre groupe doit peser dans l’intérêt général", déclarait le Perpignanais, décidé à vérifier dans les territoires la “traduction réelle” des politiques publiques lancées par le gouvernement.

Aller au casse-pipe pour quoi faire ?

A LREM, la question qui se pose en interne est l’opportunité de présenter un candidat face à une sortante qui bénéficiera de la prime habituelle et devrait l’emporter avec plus de 40% grâce à l’absence de proportionnelle, une spécialité française qui crée un barrage arithmétique car la droite est scindée entre une version classique, représentée par Les Républicains, et une version extrême, incarnée par le Rassemblement national. Le contexte général ne laisse aucune chance au parti présidentiel, tiraillé entre une présence coûte que coûte, ou un retrait négocié. “Aucune procédure interne n’est enclenchée”, précise Romain Grau, qui annonce “je me plierai à la procédure”. Pour le mouvement, il s’agirait d’un simple affichage de couleurs, le résultat important peu. 

David Senyarich