ECONOMIE

Le retour au travail limité à 8,5% en Pays Catalan

Chiffres de l'Observatoire de l'emploi en région « Occitanie » de juillet à septembre 2018

Reprise d'emploi dans les Pyrénées-Orientales © Pôle emploi 14 janvier 2019
Reprise d'emploi dans les Pyrénées-Orientales © Pôle emploi 14 janvier 2019
Au 3e trimestre 2018, les Pyrénées-Orientales ont présenté un chiffre de retour à l'emploi plafonné à 8,53 %, dont 9,4 % dans le bassin de Prades. La masse des demandeurs d'emploi reste relativement statique, au sein d'un territoire atone en matière de travail.
Parmi ses indices voués à connaître les difficultés en matière d'activité professionnelle, le ministère du Travail utilise désormais la « reprise d’emploi », en complément du taux de chômage, des tranches d'âge ou des sexes concernés. La reprise d'emploi illustre l'intégralité des retours vers une activité professionnelle, même si certaines personnes qui retrouvent du travail n'actualisent pas leur situation. Selon cette méthode de radiographie réelle, dans les Pyrénées-Orientales, sur la période comprise entre juillet et septembre 2018, la reprise d'emploi représentait seulement 9,4 % dans le bassin de Prades, qui englobe les régions du Conflent, de la Cerdagne et du Capcir. Le secteur de Céret, qui inclut la Côte Vermeille et les Albères, présentait un chiffre de 8,3%. La zone de Perpignan, qui embrasse le Fenouillèdes et la Salanque, se positionnait à 7,9 %. La moyenne territoriale s'établit ainsi à 8,53% sur ce troisième trimestre 2018, qui correspond traditionnellement aux embauches saisonnières.

Un certain immobilisme 

Ces données statistiques, communiquées lundi 14 janvier par l'Observatoire de l'emploi de la région administrative Occitanie, révèlent un certain immobilisme, car moins de 10 % des sans-emploi du Pays Catalan ont retrouvé une activité professionnelle, lors d'un mois donné, par rapport au mois précédent.
Les reprises d'emploi, plus ou moins élevées, caractérisent le dynamisme économique, la capacité d'initiative et le turn over chez les travailleurs. Pour les calculer, Pôle emploi croise ses propres informations avec les Déclarations préalables à l’embauche (DPAE), afin d'affiner sa pertinence scientifique, mais non nécessairement son efficience réelle en matière de mise en relation entre la demande et les demandeurs.