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La Police Nationale espagnole a désactivé le 15 mars un réseau international de 28 proxénètes présumés, à Barcelone et à Tarragona, qui exploitaient plus de 100 femmes, pour la plupart venues d’Europe de l’Est et d’Amérique du Sud. Les prostituées, contraintes à vivre dans huit « clubs de rendez-vous » exigus, dans des conditions d’hygiène indignes, devaient payer 300 euros y exercer, avec une obligation de travail de 21 jours, préalable à un changement de club. En cas de fuite, les victimes perdaient leur argent, mais préféraient rester, sous le menace de châtiments physiques, qui se sont produits régulièrement. Le réseau, organisé selon une hiérarchie très étudiée, était composé d’individus de nationalité espagnole, lituanienne et brésilienne. Le chef, espagnol, disposait de deux call centers qui servaient au blanchiement des bénéfices des activités sexuelles, majoritairement envoyés à l’étranger. La structure entraînait comportait des fonctions secondaires, tenues par des tenancières, chargées de contrôler les établissements et d’attirer de nouvelles femmes depuis leurs pays d’origine. Lors de l’intervention, multiple, réalisée conjointement avec la police lituanienne, 40 femmes étaient présentes dans les différents lieux investis par le réseau.

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