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L’arrivée du TGV du Sud en Roussillon, prévue pour décembre 2012, est précédée d’un flou caractérisé en matière d’impact sur le territoire. Aucune évaluation prospective, même officieuse, n’étant disponible, les seules informations possibles sont bien davantage des interprétations. Début juin, nous faisons état d’une évaluation espagnole, selon laquelle les retombées à Perpignan du volume de voyageurs montant de Catalogne du Sud avait atteint 18% du total ayant franchi le massif des Albères. Ce calcul concernait les 5 premiers mois d’exploitation du tronçon Figueres-Perpignan, en service depuis décembre dernier. Face à l’avenir, la dernière donnée tangible a été fournie par le ministre des Travaux Publics espagnol, José Blanco. A l’occasion de la fin du creusement du dernier tunnel réservé à la Grande Vitesse à Girona, M Blanco a promis 2,9 millions de voyageurs annuels sur la ligne Barcelone-Figueres, dès la première année d’exploitation, en 2013.

Un simple calcul, en projection des 18% précédents sur le volume espéré par le ministre, produit un résultat de 522.000. Plus d’un demi-million de personnes, en provenance d’Espagne, mais plus particulièrement des provinces de Barcelone et Girona, voire, de manière secondaire, de celles de Tarragona et Lleida, pourrait ainsi porter son choix sur la capitale du Roussillon, à moins d’une érosion d’usagers à Figueres, ou d’une augmentation des flux, fournie par la manne barcelonaise. Les répercussions directes de la Grande Vitesse attirent aussi un intérêt accru de la part des « Villes TGV », réunies en septembre dernier lors d’un sommet à Perpignan. Ce groupe, intégré par neuf villes, inclut Barcelone, Girona, Figueres, Perpignan, Narbonne, Béziers, Carcassonne, Montpellier et Toulouse, mais aussi Nîmes, Tarragona et Lleida.

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