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Le calendrier de la réalisation de la Ligne à Grande Vitesse entre Perpignan et Montpellier est modulable, compte de l’envergure de ce projet. Si l’auto-persuasion des décideurs politiques fait régulièrement état d’une inauguration en 2020, l’échéance de 2025 semble plus raisonnable, au regard des tronçons d’importance égale réalisés en Europe. Mais ce vendredi, les partenaires engagés, réunis autour de la table dans la capitale du Languedoc-Roussillon, ont certifié d’une seule voix « Le calendrier est respecté ». Après avoir tenu un comité de pilotage, 10 institutions, parmi lesquelles Réseau Ferré de France (RFF), la Préfecture régionale, la Région Languedoc- Roussillon, l’Agglomération Perpignan-Méditerranée, ou encore ses homologues de Narbonne, Béziers et Montpellier, ont certifié dans un communiqué le bon rythme des longues études préalables. Cette rencontre, placée sous le patronage du Préfet de la région Languedoc-Roussillon, Claude Baland, et du président de la Région, Christian Bourquin, a permis de valider una « bande de 1000 m« , désormais soumise jusqu’à la mi-juillet à l’approbation des « acteurs » des territoires traversés, du Pays Catalan au Languedoc. Le kilomètre cité, suggéré par RFF, sera celui dans lequel s’inscrira le tracé définitif de la ligne. Si le passage exact reste encore à définir, le périmètre visé se resserre progressivement.

La chronologie de la réalisation de ce tronçon Perpignan-Montpellier a comporté, le 13 mai dernier, la signature du protocole de financement des études préalables, en présence du Secrétaire d’Etat aux transports, Thierry Mariani. Depuis 2010, la concertation s’est illustrée par 140 rencontres avec les élus et les acteurs du territoire, 13 réunions de consultation des élus départementaux et municipaux, 6 ateliers thématiques, 6 réunions publiques, et une exposition itinérante dans plus de 60 lieux des zones empruntées dans le futur. Selon la vision des États, cette ligne permettra de joindre Paris à Madrid en 6h, tandis que sa portion Perpignan-Montpellier supposera un voyage de 45 minutes, similaire au temps envisagé pour la jonction Perpignan-Barcelone. Au départ de la capitale catalane, la durée prévue jusqu’à Paris devrait être réduite à 4h30.

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