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La Nuit des vins primeurs du Roussillon, organisée ce jeudi dans une quarantaine de bars et restaurants de Perpignan, a été l’occasion de dévoiler une évolution déterminante dans la production des Pyrénées-Orientales. Car cette année, parmi les 800.000 bouteilles commercialisées, dont 50% sur le territoire, les « Vins de pays des côtes catalanes » confirment leur suprématie sur les « Vins de pays d’Oc ». Alors que ces derniers représentaient 63% de la production en 2005, leur proportion tombe cette année à 16%, dans une courbe négative imparable. Le volume global de vins primeurs, qui atteignait encore 13757 hectolitres en 2004, a également suivi un mouvement de baisse, pour atteindre 5486 hectolitres cette année. Cette mutation indique un « gain absolu de qualité, en produisant nettement moins » accompagné d’un « succès du vin identitaire », nous assurait Fabrice Rieu, qui préside, à 36 ans, le Conseil Interprofessionnel des Vins du Roussillon (CIVR). Rationalisé comme jamais, le vin nouveau rattaché au territoire s’affirme ainsi face à une dénomination « Pays d’oc » impropre au Roussillon, lancée en 1987 dans une essai de promotion générale des vins du Languedoc-Roussillon. Ce jeudi soir, le patron du CIVR reconnaissait un « produit à part entière », composé de rouges « à qualité tannique irréprochable », et un « potentiel aromatique » préservé par les brises marines régulières observées à partir du 20 août.

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