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L’idée de signaler son appartenance géographique ou culturelle sur son véhicule personnel est répandue en France, en Pays Catalan ou au Pays Basque. Dans ce territoire, l’idée d’immatriculer les voitures avec l’emblème de Saint-Pierre et Miquelon a même été avancée par des férus d’héraldique, car l’ikurriña, drapeau basque, figure sur les armoiries de l’archipel. Ce signalement identitaire est également présent chez les Savoyards, qui ne se reconnaissent pas dans le logo de la région Rhône-Alpes, ou en Loire-Atlantique, qui appartient à la Bretagne historique et doit arborer le logo des Pays de la Loire. Actuellement, on le retrouve aussi chez les Lorrains et les Haut-normands, qui souhaiteraient que leur Région utilise leurs armoiries sur les plaques d’immatriculation, et non un logotype, dans un phénomène semblable à la Corse et à la Bretagne.

Les déçus sont nombreux et les sites Internet commerciaux fleurissent, dans une multiplication des drapeaux, dont celui de la Catalogne, toléré, bien qu’illégal. Souvent artisanaux au départ, les autocollants pour véhicules deviennent professionnels, et peuvent remplacer progressivement les solutions de fortune. En effet, à Perpignan, Thuir ou Prades, certains automobilistes utilisent l’emblème de l’USAP pour cacher le logo du Languedoc-Roussillon, d’autres préfèrent le logo du Conseil Général des Pyrénées-Orientales. Certains collent de petits drapeaux ou écussons catalans, parfois affublés d’un « C » ou d’un « CAT », en remplacement du très officiel « 66 ». Un site Internet gourmand propose jusqu’à trois autocollants différents pour son modèle « 66 « , dont un qui représente le Castillet de Perpignan. Plus récemment, une initiative lancée dans la région de la Cerdagne, “Auto catalan”, se positionne dans un créneau plus sérieux, malgré l’absence de législation.

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