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Le Train Jaune des régions du Conflent et de la Cerdagne, dont les menaces de disparition ont mobilisé, en 2013, un spectre politique et syndical étendu de la CGT au Front National, devrait disparaître d’ici 2024. En effet, la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT), généralement bien renseignée, a publié le 6 janvier la liste des suppressions de lignes de Trains Express Régionaux (TER), gérés par la SNCF. L’axe Villefranche-de-Conflent – Latour-de-Carol, correspondant trait pour trait au parcours du Train Jaune, figure parmi la vingtaine de fermetures annoncées. L’opérateur historique national souhaite se défaire de ses lignes non rentables, représentant 5000 km sur l’ensemble de la France. Sans modèle économique avéré, lente, peu moderne et portée par une activité poussive, la ligne du Train Jaune devrait ainsi être rangée dans un autre temps, celui où elle constituait le seul véritable trait d’union entre la plaine du Roussillon et la région de la Cerdagne. Créée avant la première guerre mondiale, la ligne menacée s’inscrivait à l’origine dans une stratégie de rattachement sociologique français de la Cerdagne, dont le prolongement en territoire espagnol porte le même nom. Depuis, bien que récemment, la Route Nationale 116, restée sous gestion de l’Etat, est régulièrement modernisée et constitue l’axe pérenne reliant Perpignan aux hauts-cantons des Pyrénées-Orientales.

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