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La mise en service de la Ligne à Grande Vitesse entre Perpignan et Barcelone dans son intégralité, envisagée pour la fin de l’année 2012, ne sera pas accomplie à cette période, fréquemment communiquée depuis 2010. Selon des révélations effectuées lundi 12 mars 2012 à Barcelone, la société publique ADIF, en charge du chantier entre La Jonquera et cette même ville, avoue un retard de publication de deux appels d’offre nécessaire à deux réalisations majeures, souterraine dans leur quasi-intégralité. L’une concerne le montage des rails et des dispositifs annexes sur un tronçon de 12,8 km situé entre le centre d’aiguillage de Mollet del Vallès, au Nord de Barcelone, et la gare de La Sagrera, également située dans la capitale catalane. Dans ce secteur, l’ensemble des aménagements préalables est cependant terminé. L’autre retard est celui de la finalisation de la jonction TGV au sein de la gare de Girona, qui reçoit actuellement le train conventionnel. La démarche défaillante, initialement programmée pour octobre 2011, ne devrait aboutir qu’à la fin du mois de mars 2012, à l’issue d’une parenthèse de près de 6 mois. Le même lundi, le ministère-département du Territoire et du développement Durable du gouvernement catalan a pris note sans surprise de ce nouvel écueil et envisagé immédiatement l’inauguration de la liaison globale pour le printemps 2013. Pour sa part, ADIF s’empressait de promettre le lancement immédiat des procédures de lancement des appels d’offre manquants. Cette improvisation administrative étonnante reçoit la désapprobation d’une bonne partie de la classe politique et des grands décideurs économiques sud-catalans. Le sentiment général envers les errances de ce dossier est généralement imputé à une forme de négligence de l’Etat espagnol envers l’ouverture de la péninsule ibérique sur l’Europe, par la Catalogne, celle-ci pouvant retrouver par ce biais une prépondérance hispanique sur le continent.

60 % des caténaires installées entre Figueres et Barcelone

Alors que la seule portion de ligne opérationnelle, Perpignan-Figueres, fonctionne depuis décembre 2010, la cadence soutenue des travaux entre Figueres et Barcelone présentait des données encourageantes au 12 mars. A cette date, le tronçon entre Figueres et Sant Julià de Ramis, au Nord de Girona, était entièrement terminé et avait fait l’objet d’essais techniques. La pose des rails était en cours dans le tunnel de Sant Julià de Ramis-Girona. Une proportion de 60 % des caténaires étaient en fonction entre Figueres et Barcelone et 93 % des infrastructures lourdes avaient été livrées, cet aspect comprenant les viaducs, les ponts, le ballast et les relais électriques.

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