Langue

La crise du concombre qui touche l’Union européenne pourrait bien profiter à la production sud-catalane, selon une tendance observée cette semaine à Barcelone. Le marché international des fruits et légumes Mercabarna, situé dans la capitale catalane, enregistre depuis dimanche l’émergence d’un nouveau marché, qui concerne le concombre du pays. Les concombres produits dans le Sud de l’Espagne, notamment dans la région d’Almería, ont représenté un volume de ventes de 185 kilos la semaine dernière, avant d’être réduits à néant depuis dimanche. Face à cette profonde remise en cause sur fond de crainte sanitaire, le concombre catalan remplace déjà partiellement la production andalouse dans les circuits de distribution. La grande méfiance envers le légume du Sud de l’Espagne, alimentée par la mort de 15 personnes, notamment en Allemagne, profite de manière mesurée au concombre de Catalogne, dont la saison débute à peine, alors que celle du Sud de l’Espagne touche à sa fin.

L’origine de ce basculement n’est pourtant justifiée par aucune donnée rationnelle, dans la mesure où les concombres espagnols, en réalité andalous, distribués sur le marché européen, ne sont pas responsables des intoxications par la bactérie E.coli entero-hémorragique, actuellement mise en cause. Selon une information communiquée ce mardi par les autorités allemandes, la bactérie en question, dont les méfaits concernent 1400 personnes outre-Rhin, n’est pas contenue dans les concombres espagnols. Le mystère reste entier au sujet de l’origine de la vague d’empoisonnements, car « la source de l’intoxication n’a toujours pas été identifiée », selon Cornelia Prüfer-Storcks, chargée des questions de santé à la Ville de Hambourg.

Partager