Langue

La préparation de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) Perpignan-Montpellier fait l’objet d’une relance. Le 22 octobre, un comité de pilotage a réuni à Montpellier le préfet de la Région Languedoc-Roussillon, Pierre de Bousquet, et le président régional, Damien Alary. Leur travaux ont porté sur les premiers résultats d’analyse des tracés alternatifs à celui qui a été déclaré projet d’intérêt général en 2000. Cette légère avancée s’inscrit dans le cadre du réengagement de l’Etat, en juin dernier, pour une ligne dont les études préalables recevront 32 millions d’euros d’ici 2015. Après une concertation des élus, un choix de tracé sera soumis au ministère des Transports, qui prendra sa décision fin 2015 et devra engager une enquête publique fin 2016.

La SNCF veut économiser

Les variantes de tracés répondent à l’exigence de ne pas s’éloigner du projet de 2000, de tenir compte de la sensibilité du territoire, de se jumeler avec les voies existantes, de fournir la trajectoire la plus directe possible et d’être économes. A ce titre, le rapport « Un modèle porté au-delà de sa pertinence », que la Cour des comptes consacrait le 23 octobre au réseau LGV, est une alerte contre la dépense. Selon ses préconisations, certaines gares TGV françaises seront nécessairement moins bien desservies dans les prochaines années, pour une meilleure rentabilité. La SNCF réexamine déjà les bouts de ligne, dont Perpignan fera partie, d’un point de vue strictement national, à l’ouverture de la liaison avec Montpellier. Sur l’exemple d’Arras, étape menacée de l’axe Dunkerque-Paris, la gare TGV de Perpignan pourrait être éludée. Rien n’est acté dans ce dossier, mais Barbara Dalibard, directrice de l’activité voyageurs à la SNCF, dévoile un indice : « il peut y avoir des périodes de la semaine où il est bon que le TGV aille jusqu’au bout de la ligne (…) et puis d’autres périodes de la semaine, par exemple, un mardi après-midi, où il vaut mieux s’arrêter à la première grande ville intéressante ».

Partager

Icona de pantalla completa