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La petite révolution institutionnelle envisagée pour 2015 autour de la naissance d’une grande Région Languedoc rassemblant Perpignan, Toulouse et Montpellier, aura de multiples conséquences annexes. Parmis ces effets, les Chambres de Commerce vont évoluer d’une formule actuelle à neuf entités, à seulement trois, selon la volonté de leurs présidents. « Trois chambres fusionneraient avec celle de Montpellier, trois autres avec celle de Perpignan », d’après l’édition du magazine économique La Lettre M, en date de ce mardi 8 octobre. Cette publication montpelliéraine, elle-même questionnée sur sa zone de service en vertu du chamboulement des contours géographique, souligne la volonté de « mettre en commun les moyens des CCI, et peser davantage dans la future grande région ». Elle évoque l’avènement de « méga-chambres ».

Un pôle à Montpellier, un pôle à Perpignan

De manière concrète, un pôle Montpellier-Sète-Nîmes-Alès prendrait sa pertinence, la Lozère additionnerait sa CCI à ses chambres d’Agriculture et de métiers, tandis que la structure de Perpignan, présidée par Jean-Pierre Navarro, engloberait les CCI de Narbonne, Carcassone et Béziers. Ces trois ajouts, selon une formule de fusion, comportent les incertudes d’aires d’influence divergentes, notamment celle de Carcassonne, directement plus attirée par Toulouse que par le Roussillon. L’évolution vers ces regroupements fait l’objet d’un projet « débattu à huis clos, mercredi 1er octobre », au siège de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Languedoc-Roussillon, à Montpellier, en présence des neuf présidents, entourant le président régional, Bernard Fourcade. Le rédacteur en chef de la Lettre M, Henri Frasque, certifie que les structures actuelles qui deviendraient des satellites, comme Narbonne, « conserveraient des délégations, et chaque territoire aurait un budget dédié ». Ce changement important doit être validée par les 53 élus de la chambre régionale.

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