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Le dossier de la Ligne ferroviaire à Grande Vitesse (LGV) Perpignan-Montpellier connaîtra une étape importante ce samedi 21 janvier. En effet, le financement de la portion Béziers-Montpellier sera officiellement actée par le Premier ministre, Jean Castex, à l’occasion d’un déplacement à Narbonne. Le chef du gouvernement signera le protocole de financement de la première phase des travaux. Cet acte protocolaire prévu à la mairie de Narbonne signale le début d’une stratégie “désenclavement de la Région Occitanie”, assure la préfecture d’Occitanie. Cependant, l’enjeu du TGV Perpignan-Montpellier dépasse le cadre régional et national, car il s’agit surtout d’installer la grande vitesse sur le tout dernier maillon manquant du grand axe européen Nord-Sud.

L’État finance 40%

La signature de l’engagement financier est signée par Jean Castex, car l’État prend en charge la coordination générale du projet et s’apprête à assurer 40 % du financement. La même proportion sera fournie par les Conseils départementaux des Pyrénées-Orientales, de l’Aude et de l’Hérault, les Métropoles de Perpignan et Montpellier, ainsi que les Agglomérations du Grand Narbonne, de Carcassonne, de Béziers, d’Hérault-Méditerranée et de Sète, ajoutées à la région “Occitanie”, suite à un accord signé par ces collectivités le 2 septembre 2021. Comme nous l’avons dévoilé, les tergiversations françaises ont laissé s’échapper 40 % de financement européen, selon un engagement ferme, signalé en, 2013. L’Union européenne ne fournira ainsi plus que 20 % du budget, qui s’élève à 6,12 milliards d’euros selon une hypothèse basse, mais à 7,9 milliards selon une indication fournie par l’État au printemps 2021.

Un engagement de principe en 2011

Le calendrier prévisionnel de construction de ce tronçon Béziers-Montpellier, qui est le premier pas sur le parcours Perpignan-Montpellier, prévoit dès cette année le début du programme d’acquisitions foncières nécessaires pour le passage des voies. Les études doivent être entamées en 2024, avant une déclaration d’utilité publique. Mais indépendamment des annonces, la prudence est de rigueur quant au respect des échéances. Si le préfet de la région “Occitanie”, Etienne Guyot, évoquait sans humour l’horizon 2033-2034 pour la mise en service de ce tronçon Béziers-Montpellier, la jonction intégrale Perpignan-Montpellier est envisageable après 2040, mais avec moultes réserves. Un simple effet de mémoire rappelle que l’engagement pour la ligne a fait l’objet de la signature d’un protocole définitif de financement validé le secrétaire d’Etat chargé des Transports, Thierry Mariani, en mai 2011.

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