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La future gare TGV du Nord de Barcelona, la Sagrera, ne sera pas terminée en 2016, comme annoncé lors du lancement des travaux, en 2011. Ce 7 février, le maire de Barcelone, Xavier Trias, a officialisé le retard notoire de ce chantier colossal, dont la finalisation, reportée à 2019, souffre d’un calendrier chaotique. L’aménagement, stoppé depuis plusieurs semaines, reprendra le 15 mars, selon un engagement pris courant janvier par la ministre espagnole du Développement, Ana Pastor. Dans les faits, le nerf de la guerre fait défaut, mais la société publique espagnole chargée des constructions ferroviaires, Adif, avance désormais 255 millions, sur un total de 600. Selon toute vraisemblance, l’entrée en jeu d’investisseurs étrangers, prévue dans le plan de financement afin de fournir les 345 euros complémentaires, est fortement dépendante du signal fort que donnera la reprise des travaux.

4 minutes de moins depuis Perpignan

En juin 2013, le budget initial de la Sagrera, de 800 millions d’euros, a été réduit à 650 millions, par réalisme économique. Cette décision drastique appelait toutefois une accélération du chantier, selon un « protocole d’intentions » signé le 10 juillet entre le gouvernement catalan, le gouvernement espagnol et la mairie de Barcelone. Mais la dotation publique a tardé, tandis que trois partenaires privés se sont proposés pour obtenir un marché public, à conclure en fin d’année, pour la construction et la gestion pendant 60 années d’une importante galerie commerciale attenante à la gare. La balafre de la Sagrera, qui suscite un fort mécontentement des habitants du quartier barcelonais de Sant Andreu, devrait céder le pas, dans 5 ans, à la nouvelle gare centrale de la capitale catalane. Celle-ci fera gagner 4 mn de trajet depuis Perpignan et Girona, car le point de chute actuel à Barcelone est la gare de Sants, rejointe depuis la Sagrera par 9 km de tunnels.

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