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La mairie de Perpignan présente son « cadastre solaire », mardi 2 avril. Ce dispositif cartographique permettra à l’ensemble des habitations et des parkings, sur sa surface totale de 6 807 hectares, d’évaluer leur potentiel énergétique solaire. Cette avancée favorisera le développement de centrales photovoltaïques de petites dimensions. Elle profitera de l’action du député Romain Grau, qui a fait adopter par l’Assemblée nationale un amendement modifiant l’article 43 bis du projet de loi sur l’autoconsommation solaire. Cette mesure validée le 16 mars multipliera les petites unités de production sur l’ensemble du territoire français. Le parlementaire, candidat aux municipales de 2020 à Perpignan, précise que cette autorisation permet de «repenser la production d’énergie à l’échelle de lotissements, de quartiers ou d’immeubles collectifs». Elle devrait donc produire des «modifications positives pour la vie des habitants». En sollicitant cette formule, Perpignan suit la tendance, déjà adoptée par Strasbourg, Vichy, Lyon, Bordeaux, Nantes, Brest et Nice.

Un appli pour savoir combien rapporte son toit

Au delà du recensement des ressources en mètres carrés, le cadastre solaire permet aux propriétaires de savoir combien leur toit peut-il rapporter. Pour cela, il suffit d’indiquer une adresse sur une application pour smartphone dédiée, ou de cliquer sur une carte, afin d’identifier la capacité solaire d’un toit. Ce principe cadastral évalue le prix d’une installation photovoltaïque, le volume de production énergétique, les gains sur 20 ans et les économies sur la facture d’électricité des habitants.

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