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Alors qu’à l’occasion du match au stade de Montjuïc, la section du rugby du FC Barcelona, parent pauvre du club omnisport, tente de faire parler d’elle, voici qu’en Roussillon s’élève la voix de Sylvie Grimm, présidente de l’USAP XV Féminin. Le club, fondé en 1992, avec plusieurs domiciliations successives en plaine du Roussillon, semblait pourtant faire les beaux jours de Toulouges, où, entre 1997 et 2009, l’USAT a remporté 4 titres de championne de France de rugby. Mais, par manque de moyens, les filles devaient migrer à nouveau, pour devenir l’USAP XV Féminin et remporter un nouveau titre en Top10, pour la saison 2009-2010. Le cinquième bouclier et un nom prestigieux n’y font rien, car les problèmes demeurent. Le club, qui ne fait que partager le nom USAP, s’entraîne à Pollestres et reçoit de la part des collectivités territoriales une aide équivalente à celle d’un club de fédérale 3, soit la cinquième division masculine.

La situation financière de l’USAP XV féminin est même devenue critique, selon un avertissement que nous communiquait sa direction en début de semaine. Alors que mardi 8 mars se tiendra la Journée de la femme travailleuse, ce club d’amatrices, qui compte une dizaine d’internationales, porte haut les valeurs sportives et les couleurs d’un territoire, mais celui-ci ne le lui rend pas toujours très bien. L’avertissement lancé par sa présidente ne laisse pas de place au doute : « le club pourrait mourir par faute de soins« . Pour l’instant les Catalanes sont toujours irréprochables sur le terrain et sont troisièmes du TOP 10, avec un match de moins et trois points de retard sur le leader rennais. Mais côté finances, le club est le plus pauvre de France à évoluer à ce niveau-là.

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