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La rencontre d’entame du Top 14 disputée ce vendredi sur la pelouse grasse du Stade Aimé Giral de Perpignan, après les grosses gouttes tombées du ciel dans l’après-midi, permet à l’USAP de démarrer la nouvelle saison sous de bons auspices. Mais aucune sorte d’euphorie ne serait admissible, au regard des fautes accumulées, hésitations et même improvisations, d’une équipe qui a brillamment tâtonné sur son propre terrain. Soldé 25-6, ce match, qui n’a produit qu’un seul essai signé par Rudy Coetzee en fin de partie, n’aura été qu’une série de séquences déliées les unes des autres, qui ont toutefois permis d’apprécier, avec un oeil technique, les expérimentations. Les actions indisciplinées ont été partagées dans chaque camp, tandis que les Castrais démontraient une faible à l’organisation.

Certes, dans cette soirée au score ouvert par les Tarnais, l’indispensable Porical a signé 6 pénalités et une transformation, mais la fébrilité, associée à l’envie de bien faire, ont faussé la manoeuvre. On en retirera un double bénéfice pour les Catalans, d’un côté un confort moral souhaitable, de l’autre l’intérêt de fournir, à tête et corps reposés, un gros travail qui consistera à huiler la machine. Le 7 mai dernier, l’USAP avait été directement envoyée en vacances prématurées de Top 14 par les Castrais, vainqueurs des sang et or sur le résultat de 10 à 29. La rencontre de cette fin août, dans la même enceinte, a pris naturellement une valeur de revanche. Dans les réactions d’après-match, disponibles sur vidéo, l’entraîneur Jacques Delmas avoue un manque de « maîtrise » de siens, et une évidente « précipitation ».

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