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Après s’être inclinée face à Toulon, samedi 19 avril au Stade Olympique de Barcelone, l’USAP penche vers la relégation en deuxième division. Cette descente vers la Pro D2 rebaptisée ainsi en 2000 pour atténuer sa connotation de déclassement, s’est nettement instillée dès le mois de février suite à une défaite cuisante contre Montpellier. Certains ont vu venir cet épisode plus tôt, à l’instar du directeur général, Sylvain Deroeux, pour lequel la lutte pour le maintien en division d’élite a débuté il y a « trois ans ». Perte de dynamique, départ des artisans de la victoire nationale de 2009 et disparition d’un certain esprit singulier parmi les formations du Top 14 devraient questionner le prestige du club. L’USAP a connu cette situation de crise en 1949, mais en 2014, la sortie des écrans de télévision induit un placard médiatique et populaire. Cette éventualité aurait ses répercussions sur les finances et l’aura nationale et internationale du club. L’ancien capitaine Deroeux, un peu seul parmi les témoins de l’USAP de continuité catalane, relativise. Il rappelle que Toulon est « passé deux fois en Pro D2 », tout comme Grenoble, le Racing Métro et Montpellier.

La leçon, pour une USAP qui accentue depuis plus de 10 ans la catalanité des drapeaux et des chansons, plus récemment des acclimatations à Barcelone, est que le packaging identitaire mérite un contenu territorial, autrefois tellement évident qu’il n’était pas mentionné. En quelques saisons, l’esprit USAP, malgré de salutaires nouveaux apports sportifs et financiers, s’est reposé sur la seule image rouge et jaune, une compensation camouflant un piège.

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