Langue

Titulaire de la pire défaite de la saison, sur un résultat de 50 à 19 face à Montpellier, le 15 février lors de la 19e journée du Top 14, l’USAP s’oriente dangereusement vers la relégation. Auteur d’une importante politique de redressement, l’homme d’affaires François Rivière, élu président en août 2013, a éloigné l’inquiétude logistique par une première contribution de 1,2 millions d’euros intervenue en octobre. Au plan strictement sportif, la défaite face au Racing Métro, le 8 février, a prouvé que le pire n’est pas un concept, mais une sérieuse reprise en main s’est imposée. Sans être remis en cause, l’entraîneur général Marc Delpoux, en poste depuis juillet 2012, a reçu la doublure du directeur général, Sylvain Deroeux, chargé par le président de déployer des trésors de management. L’heure était déjà grave, le staff de 15 techniciens était mobilisé pour anticiper toutes les erreurs tout en exigeant le meilleur au groupe, en agissant suffisamment finement pour ne pas communiquer de stress. L’entraînement des avants a fait l’objet de toutes les attentions, un jeu plus éclectique a été recommandé, sans succès.

La prochaine échéance, samedi 22 février contre Brive, au Stade Aimé Giral de Perpignan, sera la dernière chanceà l’issue de laquelle le passage en Pro D2 sera peut-être inévitable. L’USAP, présente au sein de l’élite du rugby à XV français depuis 1911, n’a jamais subi de relégation, mais l’heure grave qui a sonné rappelle le spectre de l’année 1949, lorsque le club avait frôlé cette humiliation, dans un contexte d’errances diverses. La remontée en gamme n’avait pas tardé, avec un accès en quarts de finale dès 1950, une demi-finale en 1951, une finale en 1952 et un titre en 1955.