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Après avoir réussi son redémarrage de la saison du Top 14 mais dans un certain désordre, samedi dernier contre Castres, l’USAP n’a pas confirmé sa bonne santé générale, face au Racing Métro 92, ce samedi. Le Stade Yves du Manoir de Colombes a accueilli cette rencontre, soldée 47-23, pour laquelle Jacques Delmas avait propulsé une équipe proche de la rupture avec les compositions de la fin de la dernière saison. Autour du capitaine et 3ème ligne Damien Chouly, ce match en permis une entrée dans la lumière pour Ryan Cross et Rudolph Coetzee, à côté desquels les Porical, Cadelon, Schuster, Guiry et Delonca faisaient figure de vétérans sang et or. Mais les auspices de la région parisienne n’ont pas réussi à cette nouvelle formule usapiste, privée de 8 éléments engagés dans la Coupe du monde, tandis que la différence par rapport au XV de départ atteignait ni plus ni moins que 11 changements.

L’organisation du Racing, privée d’un Chabal en proie à des douleurs au cou, s’est avérée redoutable, Jonathan Wisniewski réussissant ses pénalités, tandis que Jérôme Porical se défendait dans ce même registre, mais avec moins d’opportunités. Menée 23-9 à la mi-temps, l’USAP a produit une seconde séquence décousue, face à une machinerie francilienne déjà bien rodée. Cinq essais parisiens, pour deux signés par les Catalans, ont jalonné cette rencontre de la remise en question. La semaine prochaine devrait ainsi être employée à un recadrage d’extrême qualité, condition indispensable à la mise en place d’une addition des forces catalanes, réelles, mais encore étrangères à une stratégie réelle. Le turn-over accéléré mis en place par Jacques Delmas, qui développe en Pays Catalan un véritable casting de ses troupes en temps réel, comportera encore des changements, jusqu’à l’obtention d’un groupe stable. L’USAP dispose de 6 petites journées avant d’affronter Brive, vendredi soir au Stade Aimé Giral de Perpignan, puis Montpellier.

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