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Pierre Jonquères d’Oriola, l’une des grandes personnalités du Pays Catalan, est décédé ce mardi matin à l’âge de 91 ans. Double champion olympique de saut d’obstacles, en 1952 à Helsinki, puis en 1964 à Tokyo, l’illustre habitant de Corneilla del Vercol, en plaine du Roussillon, s’est éteint à son domicile, une grande bâtisse traditionnelle catalane située à la vue de tous les automobilistes, en bordure de la route qui joint Perpignan à la Côte Vermeille. Pierre Jonquera d’Oriola, qui a quitté la vie entouré de ses enfants, faisait partie de la noblesse du Roussillon dont les attributs ont été offerts par Louis XV.

Cette personnalité multifacettes était aussi un grand propriétaire terrien, façon Ancien Régime, cédant une bonne partie de ses nombreuses hectares de vigne, situées dans sa propre commune, au bénéfice de projets immobiliers, au cours des 30 dernières années. A la tête d’un domaine viticole, chef de file d’une famille présente également à Palau del Vidre, Perpignan et Villeneuve de la raho, il avait été également champion du monde individuel de saut d’obstacles en 1966. De son propre aveu, sa seconde victoire olympique, en 1964, avait été due en grande partie à la stabilité de son cheval, nourri sur place par du foin spécialement acheminé depuis Corneilla del vercol.

Soutien actif à jean-marie Le Pen et Bruno Mégret

Plus récemment, Pierre “Pierrot” Jonquères d’Oriola avait affiché sa couleur politique, marquée à l’extrême droite. En 2002, il avait assumé la toute première position du comité de soutien du candidat à l’élection présidentielle Bruno Mégret, transfuge du Front National et président du Mouvement National Républicain. Ce personnage respecté faisait partie des célèbres enfants du Pays Catalan nés en 1920, à l’identique du chanteur Jordi Barre, décédé en février dernier, et du poète Jordi Pere Cerdà.

Ce lundi soir, le cavalier défunt a reçu, par communiqué, l’hommage du président apparenté socialiste de la Région Languedoc-Roussillon, Christian Bourquin, qui a retenu son « caractère bien trempé ». De son côté, Hermeline Malherbe, également apparentée socialiste, et présidente du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, a rendu hommage à un « extraordinaire parcours sportif qui force l’admiration » et une « activité de viticulteur sur les terres catalanes de ses ancêtres ». Pour sa part, le Front National des Pyrénées-orientales a rappelé que le sportif avait également été « membre du bureau départemental » du parti de Jean-Marie Le Pen et fait partie du « comité de soutien » de ce dernier. En 1995, M. Jonquères d’Oriola déclarait « Jean-Marie Le Pen est la dernière chance de la France », selon le contenu du même message.

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