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La dernière édition du semi-marathon « La perpinyane« , le 20 mai 2012 à Perpignan, sous les intempéries, a été remportée par l’Ougandais Patrick Cherotwo. Le classement féminin a comporté la victoire d’une coureuse de même nationalité, Katharine Webonbesa, suivie de la Française Fatima Yvelain. Mais le 14 août, la Fédération Française d’Athlétisme (FFA) a révélé que cette athlète française, âgée de 43 ans, a subi ce jour-là un contrôle positif à l’EPO. La sportive, sanctionnée par deux années de suspension, met en avant un argumentaire étonnant. Selon le site spécialisé VO2 – Run in Live, consacré à l’actualité de la course à pied, la coureuse a« fait état de pluies torrentielles le jour de la manifestation, qui, ruisselant sur des déchets médicaux, auraient pu polluer ses vêtements et, par contact, ses organes génitaux et ses urines ». La FFA n’a donné aucune crédibilité à cette version des faits, jugée fantasque. Le jour du contrôle, Fatima Yvelain avait effectué un temps de 1h20’20 et reçu en récompense la modeste somme de 400 euros. Classée dans la catégorie vétéranes et habituée des courses hexagonales, cette ancienne internationale est titulaire de la 35ème place au championnat de France de cross.

Démocratisation du dopage

L’épisode survenu en Roussillon démontre une démocratisation du dopage, y compris pour une épreuve rigoureuse et conviviale, ouverte aux professionnels et aux amateurs dépourvus d’esprit de compétition. L’hormone EPO, ou « érythropoïétine », est une protéine contenant un glucide, favorisant le développement des éléments précurseurs des globules rouges dans la moelle osseuse. Ses effets sont aussi une croissance du nombre de globules rouges dans le sang.

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