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L’inauguration du festival Visa pour l’Image, ce samedi matin à Perpignan, doit permettre d’atteindre ou de battre le nombre de visiteurs de 2010, soit 225.000 personnes. Le grand public des Pyrénées-Orientales, et du triangle Barcelone-Toulouse-Montpellier peut ainsi apprécier désormais une trentaine d’expositions dans la ville centrale. 3000 acteurs du milieu photojournalistique, en provenance du monde entier, disposent d’un programme plus intime, qui débute lundi par une “semaine professionnelle”. L’équipe du festival, sur la défensive depuis plusieurs années, n’hésite plus à situer Perpignan comme la dernière chance pour sauver une profession mise à mal par les regroupements et les restructurations. Pour organiser une nécessaire mise en valeur planétaire de l’évènement, le quartier général de Visa pour l’Image est le Palais des Congrès, doté d’un Centre International de Presse qui accueille 280 agences en représentation d’une cinquantaine de pays.

Au delà des inquiétudes économiques, 26 expositions visibles gratuitement évoquent les évolutions perpétuelles d’un monde en mutant. La redécouverte de certaines libertés est présente, à travers des images saisies en Tunisie, en Lybie, en Égypte, en Syrie, au Soudan, au Bahreïn ou encore en Côte d’Ivoire. La nature et ses caprices sont visibles par les exemples du récents tsunami et du tremblement de terre au Japon, tandis que la barbarie humaine s’illustre à Marrakech, à Los Angeles, en Colombie et en Afghanistan. La dizaine de lieux historiques choisis abrite cet ensemble jusqu’au 11 septembre.

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