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Le sujet sensible de la décolonisation revient en Roussillon, où le Collectif « Pour une centre de documentation à Perpignan sur l’histoire franco-Algérienne» exige cette semaine l’élimination d’un symbole fort de la « nostalgérie ». Cette mouvance, qui réunit 16 organisations de gauche, demande au Préfet des Pyrénées-Orientales, Jean-François Delage, d’interdire un hommage aux « anciens assassins de l’OAS » prévu par l’« Association de Défense des Intérêts Moraux des Anciens Détenus », le 7 juin face à la stèle érigée dans le cimetière du Haut-Vernet de Perpignan. Les opposants, qui manifesteront sur place, rappellent qu’un arrêt du 23 avril 2010, prononcé par la Cour Administrative d’appel de Marseille, stipule que les stèles dédiées à l’OAS n’ont leur place « ni à l’intérieur d’un cimetière ni, plus généralement, sur le domaine public ». Ce nouveau contexte légal impose un démontage de la stèle, un an après une confrontation semblable, le 5 juin 2009, lorsque les services de l’Etat à Perpignan avaient invoqué un « risque sérieux et grave » entre les deux groupes, et interdit tout rassemblement. En 2008, plus d’une vingtaine d’ONG, partis politiques st syndicats avaient demandé au maire de Perpignan, Jean-Paul Alduy, le démantèlement de la stèle, érigée en 2003.

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