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L’association Vélo en Têt, qui défend l’usage du vélo et de ses usagers, interroge la mairie de Perpignan, dirigée par Louis Aliot, au sujet d’actuels travaux votés par son prédécesseur Jean-Marc Pujol. La structure militante dénonce un “aménagement illégal et absurde” et une “régression flagrante” sur l’avenue Albert Camus et en continuité. Dans ce secteur, des bandes cyclables seront supprimées, au profit d’un cheminement sur trottoir, non réglementaire. En bordure de Sant Vicenç, une piste cyclable supprimée au profit d’un parking, avec cheminement sur trottoir, pas plus réglementaire que le premier. Ce chantier fait suite aux “désastreux aménagements” du boulevard Briand, de l’avenue Torcatis et de l’avenue Joffre, estime Vélo en Têt. L’association déplore des “cheminements sans queue ni tête qui font passer les cyclistes sur le trottoir au détriment de ses usagers légitimes”. Elle pointe du doigt un parcours chaotique pour des cyclistes contraints de “zigzaguer entre les piétons, les poteaux électriques et les voitures mal stationnées”, et exige de la cohérence pour la sécurité des cyclistes.

Sur St Vicens, piste cyclable supprimée au profit d’un parking.
Cheminement sur trottoir prévu également, pas plus réglementaire que le premier.

Distinguo entre un trottoir et une piste cyclable

Par la voix de l’un de ses membres, Lanza Bertucci-Domergue, Vélo en Têt demande à la mairie de réétudier ses projets et lance une pétition. L’association s’appuie sur les études du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), la Loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Energie, de 1996, et le code de la route, selon lequel un trottoir ne peut être assimilé à une piste cyclable et qu’une piste cyclable est une chaussée réservée aux cycles.

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